LE CTA - CODIS

Centre de Traitement des Alertes

Centre Opérationnel Départemental d'Incendie et de Secours

Le 18, numéro d’appel d’urgence, créé en 1932, était à l’origine réceptionné :

•  En milieu urbain : majoritairement par les sapeurs-pompiers professionnels,
• En milieu rural : par la police ou la gendarmerie qui se chargeait d’alerter les sapeurs-pompiers souvent au moyen de sirènes ; voire par des artisans ou commerçants sédentaires souvent sapeurs-pompiers volontaires.

Ce dispositif, efficace pour gérer les interventions courantes, était inopérant pour les opérations importantes. Dans les années 1980, est née en Grande-Bretagne l’idée de créer des centres d’écoute spécialisés : les C.T.A. (Centre de Traitement de l’Alerte) qui étaient capables de réceptionner les demandes de secours sur un bassin de vie.
Les possibilités techniques, notamment informatiques et de transmissions de l’époque, interdisaient le mode de gestion opérationnelle au niveau d’un département.

Dans les années 1982, faisant suite aux vœux de la gendarmerie de se retirer de la réception des appels 18 en milieu rural, les S.D.I.S. se sont vus dans la nécessité de reprendre les appels 18 en direct. Compte tenu des techniques existantes dans les années 1996, le département de Meuse a dû opter pour un C.T.A. unique qui avait donc pour objet :

     • De réceptionner les 18 sur un secteur géographique déterminé
     • D’alerter les Centres de Secours situés sur le même territoire

A partir de 1990, les progrès en informatique, notamment l’augmentation des capacités de traitement de l’information ont permis d’envisager le remplacement des deux C.T.A. (Bar-Le-Duc et Verdun) par un C.T.A. départemental unique en 1996.

Centre de Traitement des Alertes


Il a pour fonction :

  • De recevoir les demandes de secours de l’ensemble du département transitant par le 18 ou le 112 : mission dévolue à des opérateurs. (Environ 10.000 sorties de secours annuelles)

  • D’analyser les situations (nature, gravité, localisation des interventions)

  • D’enclencher les moyens implantés dans les centres de secours . Gestion des moyens disponibles, les mieux adaptés et les plus proches des lieux des sinistres.

  • Alerter les centres de secours et les centres de première intervention qui bénéficient d’un dispositif dénommé CSAT ayant pour fonction d’alerter individuellement les personnels par bips

  • De suivre l’évolution des opérations de secours

  • De tenir informé les autres services d’urgence (Police – Gendarmerie, SAMU), les autorités : (Préfet, Maires) et le COZ ( Centre Opérationnel Zonal) qui lui renseigne le COGIC (Centre Opérationnel de Gestion Interministériel des Crises) placé auprès du ministre de l’Intérieur.

Le CODIS-CTA est donc en liaison permanente avec les CSAT implantés dans les CIS  (Centre d’Intervention et de Secours) par 3 médias se secourant mutuellement :

  • T.A.A. (Transmission Alerte Antares)

  • Un réseau radio spécifique uniquement dédié à cet objet (F.N.A.)

  • Le réseau téléphonique autocommuté

Centre Opérationnel Départemental d'Incendie et de Secours

Activation : à la demande du chef de salle C.T.A. ou du personnel de l’état- major.
Pour les opérations majeures ou de longue durée le suivi opérationnel est assuré par le CODIS qui prend la main sur le CTA.

Le CODIS a pour fonction d’aider au commandement opérationnel sur le terrain. L’organisation de la salle CODIS directement attenante au CTA a été pensée spécifiquement. Cette organisation s’articule autour d’une salle centrale de décision sur laquelle se greffent 6 cellules de travail isolées. Ces cellules accueillent les fonctionnalités propres à un état major. Le CODIS est doté d’outils informatiques lui permettant d’optimiser son fonctionnement.

Gestion des Opérations Multiples

Les événements climatiques intenses (inondations, tempêtes) génèrent une forte sollicitation opérationnelle souvent sans urgence absolue. Cela se traduit, pour le CODIS-CTA, par une gestion dite d’opérations multiples.
 

De telles situations peuvent se produire plusieurs fois dans l’année, le stationnaire dispose du logiciel GIPSI. Le logiciel stocke les demandes de secours non urgentes qui sont dirigées sur le CODIS. Il appartient dés lors à celui-ci de les faires parvenir au fil de l’eau, aux stationnaires dans les centres de secours qui sont autorisés dès lors, à gérer en autonomie le flot d’opérations suivant les moyens dont ils disposent.
Le stationnaire dans le standard de son centre de secours devient pour quelques temps CTA de son secteur. Un système de rapport permet d’assurer le bilan en temps réel des opérations, commune par commune et par type d’intervention.

Bien évidemment, GIPSI a la capacité de supplanter ce logiciel « opérations multiples » pour engager une opération d’urgence.

  • De répondre à un nombre important d’appels (souvent multipliés par 10 ou par 20) par rapport à la situation normale

  • De mettre en attente des opérations qui ne méritent pas une réponse immédiate et assurer parmi le flot des appels une réponse pour les réelles urgences

  • D’organiser une réponse opérationnelle pour toutes les opérations en attente.

     

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